Histoire(s) & patrimoine
de Charleroi
Page : Home » Patrimoine » Patrimoine d'origine religieux » L'Eglise de la Dormition

L'Eglise de la Dormition


En mai 1682, une statue de la Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras est découverte sur le rempart nord-ouest de Charleroi, déposée dans une niche formée par les branches d'un arbre. Le lieu se situe à l'emplacement de l'actuelle rue du Beffroi. La découverte de cette statue va donner naissance au culte de Notre-Dame au Rempart.

Extérieur de l'ancienne chapelle Notre-Dame au Rempart, devenue Eglise de la Dormition

Afin d’abriter la Vierge comme il se doit, une première chapelle est construite sur les remparts, au lieu même de la découverte de la statue. Le 2 juillet 1682 est inaugurée la petite chapelle, grâce aux dons de Don Juan de la Paz Tementio, gouverneur de Charleroi, et de Don Juan Antoine Sarmiento y Camudio. La Vierge reste dans la chapelle jusqu’au 29 septembre 1816, date à laquelle elle est transférée dans l'église Saint-Christophe. Charleroi, sous le régime hollandais, est amenée à redevenir une forteresse et les travaux militaires impliquent la démolition de la chapelle de Notre-Dame au Rempart. En 1819, l’ancien édifice est détruit, et certains matériaux récupérés. La statue de la Vierge reste à Saint-Christophe, dans l'attente d'une nouvelle chapelle.

En 1819, le roi Guillaume des Pays-Bas accorde un terrain bordant l'actuelle rue de Castel Rodrigo pour la reconstruction d'une nouvelle chapelle, en plus d'un subside de 800 francs pour l'expropriation :

Nous Guillaume, par la grâce de Dieu, roi des Pays Bas, etc., etc. Avons arrêté et arrêtons:
Il est accordé, pour la reconstruction de la chapelle dite Notre-Dame-du-Rempart, à Charleroi, une pièce de terre, grande de 10 aunes carrées, aboutissant du midi à la petite rue, vis- à-vis la porte de derrière de l'auberge du Lion d'or, du couchant au point qui sera fixé vers le rempart, du nord à l'alignement de droite de la maison des héritiers Leriche et du levant au derrière de cette maison.
Le Commissaire général de la guerre et le Directeur général des affaires du culte catholique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté. La Haye, le 31 juillet 1819. Signé Guillaume.
Pour copie conforme, le Gouverneur de la province du Hainaut.
Le Chevalier de Boussy.

La première pierre de l'édifice est posée le 30 août 1819. La reconstruction est possible grâce aux dons de fidèles, notamment ceux de Pierre Mayence. Deux pierres de la chapelle originelle sont replacées de chaque côté de l’entrée : elles rendent hommage aux dons qu’avaient fait Don Juan de la Paz Tementio et Don Juan Antoine Sarmiento y Camudio. Leurs armoiries respectives y étaient gravées jusqu'à la Révolution française, période où elles sont effacées, conformément au décret de 1798 ordonnant l'effacement des armoiries des édifices publics.

Le 1er juin 1820, le curé de la Ville-Haute, Maximilien Ponlot, assisté des curés de la Ville-Basse et de Dampremy, bénît la nouvelle chapelle. La statue de la Vierge y est déposée le 11 juin 1820.

Le nom de Pierre Mayence est intimement lié à celui de la chapelle. Marguillier de la paroisse, il fut également président de la fabrique d'église de la Ville-Haute mais aussi président du Bureau de Bienfaisance de Charleroi. Très investi dans la reconstruction de la nouvelle chapelle, ses dons ultérieurs permettent en 1847 la construction d’un dôme à huit colonnes, ainsi que le placement d’une cloche. Via son testament, Mayence souhaitait léguer de multiples biens à la fabrique d’église de la Ville-Haute, notamment plusieurs habitations, afin de garantir l’entretien de la chapelle et son fonctionnement, financés par les revenus locatifs. Les dernières volontés de Pierre Mayence se heurteront cependant à plusieurs vices et réclamations introduites après son décès par ses héritiers. Son rôle et implication dans le fonctionnement de la chapelle expliquent que celle-ci est parfois désignée sous l'appellation Chapelle Mayence.

Intérieur de l'Eglise de la Dormition

En 1908, un nouvel édifice, plus spacieux, est bâti pour Notre-Dame au Rempart sur l’actuel boulevard de l’Yser.

Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux ukrainiens reviennent ou arrivent en Belgique, à la recherche d'un emploi dans les industries et les charbonnages. Une communauté orthodoxe importante se forme à Charleroi, ville alors dépourvue d'un lieu permettant la pratique de leur culte. L'ancienne chapelle, consacrée entre-temps à Sainte-Anne, est cédée à la communauté pour une durée de 99 ans. Des transformations intérieures sont effectuées par les fidèles, et l’édifice devient à la fin des années 40-début des années 50 un lieu de culte orthodoxe : l'Eglise de la Dormition.

 


POUR Y ACCEDER

Eglise de la Dormition
Rue de Castel Rodrigo, 6
6000 Charleroi

Métro Beaux-Arts

CONTENU MULTIMEDIA

Toutes les illustrations, sauf mention contraire, sont issues de la collection de l'auteur.


LIENS

Pas de liens

ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

Pas de références actuellement

LOCALISATION

Catégories


Patrimoine

Histoire

Biographies

Histoire des rues

Retour vers le passé

Bibliographie


Retour vers le passé


Derniers articles






Suivez également le site sur Facebook, pour prendre connaissance des derniers sujets postés, et bien plus !