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Rue du Pénitent


Dans le quartier du XII à Marcinelle se situe la rue du Pénitent, petite artère ne comptant que quelques habitations. Il ne faut voir dans cette dénomination aucune connotation religieuse, mais bien une référence au passé houiller de la région.

Au XVIIième siècle, les mineurs s’éclairaient dans les galeries grâce à des chandelles fixées à leur chapeau de cuir au moyen d’argile. Au XVIIIième apparaissent les premières lampes à huile, mais la flamme n’est pas encore entourée d’une protection. Dans les deux cas, des embrasements de grisou n’étaient pas rares…

Le pénitent des mines avait pour mission de descendre dans les galeries avant la descente des autres mineurs. Il était couvert de vêtements en cuir mouillé, le visage protégé par un masque ; il s'avançait en rampant dans les galeries infestées de grisou, se faisant précéder d'une longue perche au bout de laquelle était fixée une torche enflammée. Son rôle était d'aller enflammer les petites poches de grisou avant qu'il n'y en ait trop accumulé à l'intérieur des galeries, et ainsi assurer la sécurité des lieux avant la descente des autres mineurs. Le pénitent peut facilement devenir la victime de cette opération risquée...

Dans « Les Indes noires », Jules Verne consacra en 1877 un passage sur le rôle du pénitent :

« On l’appelait ainsi parce qu’il portait une grande robe de moine. (…) A cette époque, on n’avait d’autre moyen de détruire le mauvais gaz qu’en le décomposant par de petites explosions, avant que sa légèreté l’eût amassé en trop grandes quantités dans les hauteurs des galeries. C’est pourquoi le pénitent, la face masquée, la tête encapuchonnée dans son épaisse cagoule, tout le corps étroitement serré dans sa robe de bure, allait en rampant sur le sol. Il respirait dans les basses couches, dont l’air était pur, et, de sa main droite, il promenait, en l’élevant au-dessus de sa tête, une torche enflammée. Lorsque le grisou se trouvait répandu dans l’air de manière à former un mélange détonant, l’explosion se produisait sans être funeste, et, en renouvelant souvent cette opération, on parvenait à prévenir les catastrophes. Quelquefois, le pénitent, frappé d’un coup de grisou, mourait à la peine. Un autre le remplaçait. »

La rue du Pénitent rend hommage à ces hommes, au coeur d'un quartier qui fut par le passé bordé par plusieurs puits de mine (Bois du Cazier, Marcinelle XII, Charbonnage du Cerisier).



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