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Quai Arthur Rimbaud (anciennement Quai de Brabant)

 

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Orientation bibliographique sur ce sujet

Monographie des rues de Charleroi : Histoire locale / Everard, Jean. Charleroi : Imprimerie Collins, 1959. 223 p.
Charnoy-village à Charleroi-métropole (De) / Hasquin, René-Pierre. Bruxelles : Labor, 1969. 382 p.
Charleroi d'hier et d'aujourd'hui / Mac Kay, Philippe. Charleroi : Nouvelle Gazette, 1996. [sans collation]

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Localisation


Derniers éléments ajoutés

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Histoire du lieu...

Les origines du quai remontent à la création du canal de dérivation de la Sambre, inauguré en 1832 par le roi Léopold Ier, et dont les travaux s’étalèrent de 1825 à 1829. Moteur économique de la Ville-Basse, la Sambre, bien que capricieuse, permettait le transport de certaines marchandises, et fournissait l'énergie nécessaire à certaines exploitations. Des ateliers de tisserands, des moulins, différentes manufactures s'établirent de chaque côté de la rivière. La Sambre était cependant fort capricieuse : quand elle ne débordait pas, elle était souvent presque à sec...

De plus en plus sollicitée pour le transport des marchandises de la région -les charbonnages notamment étant en plein essor-,  Guillaume Ier des Pays-Bas, alors souverain de nos régions, prit la décision de la canaliser afin d'y faciliter la navigation. Jean-Baptiste Vifquin, ingénieur des Ponts et Chaussées réalisa les travaux de canalisation; il fut également chargé de la réalisation du canal de Charleroi à Bruxelles.

La dérivation de la Sambre est réalisée en 1829. Même s'il faut attendre 1832 pour que la Sambre canalisée soit considérée comme achevée, elle est directement ouverte à la circulation des bateaux en 1829. Ceux-ci utilisent désormais le nouveau bras de Sambre, qui ne traverse plus les fortifications, mais les contourne par le sud. Le lit naturel de la Sambre est délaissé au profit de sa version canalisée.
En inaugurant ce canal, la Ville-Basse devient une île pour un peu plus d'un siècle, qui s'étend des actuels Pont de la Villette à celui de Philippeville.

Dénommé dans un premier temps Quai du Canal, il faut attendre 1855 pour que le Quai Arthur Rimbaud se bâtisse, et que des ormes soient plantés le long de son tracé. Le Conseil communal décide le 30 juin 1860 de le rebaptiser en Quai de Brabant.

En 1867, Charleroi décide de démanteler ses fortifications. Les terrains récupérés permettent de prolonger le quai le long de canal ; l’artère est prolongée vers le Pont de Philippeville, et la dénomination conservée suite à une décision du 30 octobre 1873. En 2010, lors des travaux de construction du métro léger au Quai Arthur Rimbaud, des vestiges de la forteresse sont mis à jour. Un mur de quatre mètres de haut, totalisant 10 mètres de long, est découvert : il remonte à la période hollandaise de la forteresse, et faisait partie de l'ancien Bastion d'Amsterdam.

Dans un premier temps, le quai ne comporte que peu d’habitations. Parmi elles, l’une plus ancienne se démarque : les Puissant décident en effet de faire bâtir en 1811 une belle demeure, qui lui vaudra la dénomination de Château Puissant. De style empire, entourée d'un parc grillagé, le château était situé au croisement de la rue Puissant d'Agimont et de la rue de Charleville (anciennement rue Léopold), à l’emplacement des bâtiments occupés par la suite par la Banque Nationale. La demeure fut utilisée à plusieurs reprises pour accueillir les personnalités de passage à Charleroi : c’est là que Napoléon Ier établi son quartier général, pour la nuit du 15 au 16 juin 1815 ; une plaque rue Léopold remémore cet événement. Le roi Léopold Ier y séjourne également en 1832. Le château fut démoli en 1912 afin de bâtir un nouvel édifice pour l'implantation carolorégienne de la Banque Nationale.

Bâti de belles demeures bourgeoises, plusieurs banques décidèrent également de s’y installer ; deux hôtels renommés, aujourd’hui disparus, s’y implantèrent : le Siebertz, et le Grand Hôtel.

En 1934, les Pianos De Heug font bâtir un nouvel immeuble pour abriter leur magasin de Charleroi. Les architectes Marcel et Henri Leborgne sont chargés d’édifier sur le quai Arthur Rimbaud un majestueux immeuble moderniste, dont les volumes rappellent ceux d’un piano. Abritant le siège social, une salle d’exposition et de vente et une salle d’essai, l’immeuble abrite également 6 étages d’appartements. La cage d'escalier est illuminée par une verrière semi-cylindrique qui s’élève sur toute la hauteur du bâtiment. Véritable bijou architectural, les façades, toitures et cage d’escalier sont classés le 23 mars 1995 ; en 2003, l'immeuble est inscrit sur la liste de l’Institut du Patrimoine Wallon.

En 1935-1936, le canal est élargi : sa largeur passe alors à 34 mètres, mais les magnifiques ormes qui le bordaient sont abattus pour permettre l’élargissement du canal. Le quai est cependant replanté. C’est également vers cette époque que débutent les travaux de comblement du bras naturel de la Sambre. La deuxième guerre mondiale suspend les travaux, mais ils reprennent après la guerre : le boulevard Tirou est inauguré en 1948.

Dans le cadre du Projet Phénix, qui redessine en partie la Ville-Basse, les quais sont appelés à être totalement métamorphosés. Le 22 août 2012, les premiers arbres bordant les quais sont abattus, lançant le début du chantier de réaménagement des quais Paul Verlaine et Arthur Rimbaud : abaissés et transformés en promenade, les quais sont ramenés à hauteur de la Sambre, créant un dénivelé en terrasses, laissant les carolorégiens se réapproprier la Sambre.

Les Fêtes de Wallonie 2014 sont l'occasion d'inaugurer les nouveaux quais de Sambre. Les quais ainsi que la "Placerelle", nouveau point piétonnier jeté sur la Sambre, sont inaugurés le vendredi 19 septembre en début de soirée.

Les autorités communales décident le 30 mai 2016 de renommer le Quai de Brabant en Quai Arthur Rimbaud, dans le cadre du travail d'élimination des doublons odonymiques. Rimbaud espérait en effet être engagé au Journal de Charleroi situé rue du Collège. Il fréquenta alors quelques temps le quartier de la Ville-Basse, et notamment le quai de Brabant, au cœur du quartier.




A travers le temps...
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Charleroi, 1696

Localisation sur le plan en relief de Charleroi - Musée des Plans-Reliefs, dépôt au Palais des Beaux-Arts de Lille.

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Charleroi, 1769

Localisation sur la carte de Ferraris - Bibliothèque royale de Belgique ©.

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Charleroi, environs de 1850

Localisation sur le plan cadastral "Popp", dressé entre 1842 et 1879 par Philippe-Christian Popp - Bibliothèque royale de Belgique ©.

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Charleroi, 1930

Localisation sur un plan édité pour le centenaire de la Belgique, publié dans l'ouvrage Charleroi : Guide illustré (Le grand centre industriel belge) / Comité officiel d'initiative - Charleroi. Edition : Delacre, 1930.

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Charleroi, aujourd'hui

Localisation sur un plan actuel (OpenStreetMap) - Données cartographiques © les contributeurs d’OpenStreetMap, CC BY-SA.


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admin



Wed October 10, 2012
new comment

Bonjour,

Les quelques images anciennes que je possède sont reprises sur la page consacrée au boulevard Tirou : http://www.charleroi-decouverte.be/index.php?id=170
Vous pouvez également trouver d'anciennes vues de Charleroi sur des sites de vente en ligne de cartes postales, comme www.delcampe.be

cammarata



Wed October 10, 2012
new comment

je désir voir quelques photos de l'ancien Charleroi avant le détournement de la sambre. Merci.

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