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Hiernaux, Jules


Homme politique, directeur de l'Université du Travail (1881 - 1944†)

Jules Hiernaux est né le 29 août 1881 ; son père, Jules, était comptable, et sa mère, Virginie de Guffroy, professeur de musique. Jules Hiernaux est orphelin de père à l’âge de sept ans ; sa mère épouse en seconde noce Gustave Roullier, professeur de français.

Jules Hiernaux effectue sa scolarité primaire à Charleroi, à l’école Cobaux, et effectue ses études secondaires à l’Athénée de Chimay. Il fréquente ensuite l’Ecole des Mines de Mons et en sort en 1904, avec les diplômes d’ingénieur des Mines, d’ingénieur électricien, ainsi qu’avec un certificat d'études spéciales des chemins de fer.

Il épouse en 1905 Denise Moreau ; ils auront ensemble une fille, Marie-Louise, née le 24 février 1907.

Monument à Jules Hiernaux

Dès la fin de ses études, il entre aux Charbonnages Réunis, à Charleroi. Attiré par l’enseignement, il entame en parallèle une carrière d’enseignant en mécanique générale. Remarqué, il devient le 1er août 1914 directeur de l’Université du Travail de Charleroi. Le déclenchement de la première guerre mondiale va cependant l’empêcher de diriger pleinement l’établissement. Le 1er janvier 1917, il est nommé à cette fonction à titre définitif par la députation permanente du Hainaut. Durant les années d’occupation, Jules Hiernaux envisage et planifie l’avenir de l’établissement scolaire. Au lendemain de la guerre, Hiernaux permet à l’Université du Travail de gagner en importance, et de devenir une institution dont la renommée dépasse largement les frontières belges.

En mars 1923, Jules Hiernaux est nommé directeur général de l'Enseignement technique provincial du Hainaut. Sous sa direction, l’enseignement technique hennuyer se développe considérablement. Jules Hiernaux est également présent en politique : il siège à l’Assemblée wallonne et est ministre de l'éducation nationale de 1934 à 1935. Il adhère au mouvement Wallonie Libre au début de la seconde guerre mondiale.

Franc-maçon, membre de la loge La Charité à Charleroi, il devient Grand maître du Grand Orient de Belgique entre 1937 et 1939. A la veille de la seconde guerre mondiale, les francs-maçons font l’objet de diverses accusations, notamment par les milieux catholiques conservateurs. Début 1938, le journal La Libre Belgique publie une liste de 520 maçons, accusés selon le quotidien de vouloir mettre en place une dictature en Belgique. Le nom de Jules Hiernaux y est repris. Ces listes, comme d’autres, seront par la suite utilisées par les allemands durant la seconde guerre mondiale.

Le 1er février 1943, Jules Hiernaux est contraint de remettre sa démission de directeur de l’Université du Travail.

Sans doute en représailles d’attentats commis précédemment contre des militants rexistes, mais également en raison de ses engagements maçonniques, Jules Hiernaux est assassiné par un commando de dix hommes à son domicile de Mont-sur-Marchienne, route de Bomerée, dans la nuit du 28 au 29 juillet 1944.

Au lendemain de la guerre, divers hommages lui sont rendus : en janvier 1945, Jules Hiernaux est réintégré dans ses fonctions de directeur de l’Université du Travail, à titre posthume. Le 28 novembre 1947, un mémorial est inauguré au sein du bâtiment administratif de l’Université du Travail.

Plus tard encore, le nom de Jules Hiernaux est donné à un square nouvellement aménagé, en remplacement de l’ancien pont de Waterloo, ainsi qu’à un nouveau parc en partie situé sur les anciennes installations du charbonnage du Mambourg.

Jules Hiernaux repose au cimetière de Charleroi-Nord.



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