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de Charleroi
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La Basilique Saint-Christophe


En 1668, l'emplacement de l'actuelle basilique Saint-Christophe est déjà occupé par une chapelle de garnison, construite sur l'ordre de Louis XIV. La jeune forteresse de Charleroy n'est alors bâtie que depuis deux années à peine. La chapelle est dédiée à Saint-Louis, ancêtre de Louis XIV; le culte présent dans la cité passe alors de Saint-Christophe à Saint-Louis. Saint-Christophe, patron du passage des eaux, était auparavant vénéré dans l'ancienne église de Charnoy, à proximité des bords de Sambre.

L'entrée dans l'ancienne église, devenue Basilique

La population de la forteresse, redevenue espagnole suite au traité de Nimègue de 1678, s'accroit rapidement; Philippe V autorise en 1709 la construction d'une église plus grande, capable d'accueillir les fidèles. En 1722, sous domination autrichienne cette fois (conséquence du traité d'Utrecht de 1713), un choeur est ajouté à la nef. Le culte de Saint-Christophe revient dans la cité.

En 1750, la nef est détruite afin d'être agrandie ; les travaux sont cependant ralentis et un temps interrompus. Ils reprennent en 1777 et dans la foulée, un campanile -aujourd'hui disparu- est ajouté à la façade.

Les guerres et les changements de régime eurent en partie raison de l'église : l'édifice doit être restauré à plusieurs reprises, notamment après la Révolution française, période durant laquelle l'église est pillée et partiellement détruite. En 1863, la façade de style baroque est restaurée avec des pierres bleues d'Ecaussinnes, plus résistantes que les précédentes en matière calcaire. En 1906, l'édifice est à nouveau restauré : à cette époque est également incorporée dans la nef une pierre timbrée du lys de France millésimée 1667, relique de l'ancienne chapelle Saint-Louis.

Si l'édifice d'origine a déjà subi de nombreuses modifications et restaurations, c'est cependant dans les années 1950 que l'église subit les plus profondes transformations : en 1956-57, l'église est totalement transformée d'un point de vue architectural. La population carolorégienne souhaitait à l'époque rendre hommage aux victimes de la tuerie de Courcelles du 18 août 1944 et notamment au chanoine de Charleroi, Pierre Harmignie, qui fut l'une des victimes des rexistes. La Ville s'attelait également à changer son image pour en faire une capitale économique, métropole régionale, via une campagne de grands travaux qui transformèrent complètement le visage de la cité.

Joseph André, architecte bien connu dans la région de Charleroi, donne alors une allure de basilique à l'ancienne église : un dôme de cuivre patiné culmine à 48 mètres de hauteur ; le sens d'orientation de l'église est modifié. La basilique se présente en deux axes : un axe ancien, composé d'éléments de l'ancienne église de 1722, et un axe moderne. Une mosaïque de 200 mètres carrés, due à Jean Ransy et réalisée à Venise, prend place derrière le nouveau choeur. Cette mosaïque est composée de millions de petits blocs de verre colorés dans la masse afin de mettre vie aux différentes scènes ; l'arrière-plan de la mosaïque est intégralement composé de fines feuilles d'or recouvertes d'une fine pellicule de verre.

A noter que si le bâtiment transformé offre les allures d'une basilique, il ne reçut pas ce titre. L'édifice fut consacré en tant qu'église par monseigneur Himmer, évêque de Tournai, le 16 mars 1958. Par tradition, les carolorégiens continuent néanmoins d'utiliser le terme basilique pour désigner l'édifice.


POUR Y ACCEDER

Basilique Saint-Christophe
Place Charles II
6000 Charleroi

Métro Beaux-Arts / Parc

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