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Parc Jacques Depelsenaire


Le 4 mars 2015, plusieurs espaces verts contigus sont regroupés sous une dénomination commune : Parc Jacques Depelsenaire. Jusqu’alors, le site se répartissait en squares différents : square Napoléon, square Marie Popelin, et square du Deuxième Chasseur.

Du temps de la forteresse française, le lieu se situait au pied des fortifications de la Ville-Haute, à proximité immédiate du ruisseau du Spigniat. La Redoute Dauphine occupait une partie de l’actuel Parc. Lorsque les Hollandais fortifièrent à nouveau Charleroi après 1815, le site est à nouveau occupé par des ouvrages défensifs, dont l’étendue est toutefois plus importante.

Parc côté Annexe du Palais de Justice

En 1867, le démantèlement de la forteresse est décidé. Il faut attendre 1871 pour que ces travaux titanesques s’achèvent : la ville dispose alors de dizaines d’hectares vierges supplémentaires lui permettant de se développer. Ayant perdu sa forteresse, Charleroi n’est plus une ville militaire.

Au lendemain des émeutes ouvrières de mars 1886, le gouvernement belge décide d’implanter une caserne à Charleroi afin d’y garantir la sécurité. Une caserne, qui prendre plus tard le nom de « Caserne Caporal Trésignies », est érigée dans la partie nord-est de la ville en 1887 ; de l’autre côté du boulevard nouvellement créé est aménagée une plaine des manœuvres de 5 hectares destinée à l’exercice des troupes. En 1897, cette plaine est arborée avec des ormes ; ils sont par la suite remplacés par une autre espèce, moins résistante.

En 1911, le terrain de la plaine est temporairement utilisé aux fins de l’Exposition Internationale de Charleroi ; différents concours s’y tiennent notamment.

L’armée continue d’utiliser le terrain jusqu’en 1952 ; elle délaisse à ce moment la plaine qui peut trouver une nouvelle affectation. On pense un temps y aménager le nouvel Hôpital Civil, ou encore, un héliport…

Sur sa partie sud va finalement s’ériger le nouveau Palais de Justice, en remplacement de l’ancien qui menaçait ruine, situé au boulevard Audent. C’est l’architecte carolorégien Jacques Depelsenaire qui est chargé d’en dessiner les plans en 1953. Les travaux commencent en 1958, et après diverses péripéties, l’inauguration officielle du Palais peut avoir lieu en octobre 1969. Les deux lions Totor et Tutur sont déplacés du boulevard Audent vers un square situé face à la rue du Laboratoire.

A la fin des années 60, de nouveaux bâtiments sont érigés sur la partie nord de la plaine pour accueillir l’Institut National du Verre (INV), jusqu’alors hébergé rue Dourlet. A front de boulevard Audent sont construits des halls d’essais semi-industriels permettant à l’INV de mener ses tests. C’est également l’architecte Depelsenaire qui est chargé de la construction de l’Institut. En 2010, les bâtiments de l’Institut du Verre reçoivent une nouvelle affectation, et deviennent annexe du Palais de Justice.

Entre les deux bâtiments, Depelsenaire aménage également à l’époque des espaces verts permettant de relier les deux sites, ainsi que le boulevard Defontaine à l’avenue du Général Michel.

Au fil du temps, l’ancienne plaine des manœuvres perd de sa beauté ; de nouvelles places de parking rognent sur la verdure ; un parking modulaire est érigé à côté du Palais de Justice, face à la Caserne Trésignies.

Décédé le 17 mai 2009, Jacques Depelsenaire est l’architecte de nombreux bâtiments à Charleroi et dans sa région ; Hôpital Civil du bd Janson, Palais de Justice, Centre Albert, Institut du Verre, Centre social de délassement de Marcinelle, IMTR de Loverval, chalet à Marcinelle-en-Montagne,… Grand nom de l’architecture et particulièrement bien représenté dans cette zone de 5 hectares, son nom est donné à l’ensemble du site, devenu parc depuis le 4 mars 2015.

Le nouveau parc Depelsenaire accueille des plans d’eau, sculptures, œuvres d’art. Une grande structure métallique surplombe l’un des accès de l’extension du Palais de Justice. Une sphère en acier inoxydable signée par le sculpteur DIOR prend place au centre d’une pièce d’eau. Côté boulevard Defontaine, les lions Totor et Tutur continuent de veiller sur la Justice. Une œuvre de Boris Tellegen prend place du côté de l’avenue du Général Michel depuis 2014, installée dans le parc dans le cadre du festival d’art urbain Asphalte.



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