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Page : Page principale » Patrimoine » Curiosités carolorégiennes » Le cimetière de Charleroi Nord Le cimetière de Charleroi Nord En 1850, Charleroi compte 8000 habitants. La ville est petite, enclavée dans ses fortifications. Petit à petit, la ville perd sa fonction militaire et s'affirme comme le centre d'une région industrielle. De nouveaux habitants, ouvriers et notables, viennent s'installer à Charleroi. En 1875, la ville a presque doublé sa population par rapport au nombre d'habitants totalisé 25 années plus tôt. Le démantèlement des fortifications augmentent encore la capacité de développement de la ville. Des dizaines d'hectares sont libérés, sur lesquels se construisent rapidement de nouveaux édifices, habitations et commerces. A la veille du XXième siècle, plus de 26.000 carolorégiens vivent dans la cité. En cinquante ans seulement, le nombre d'habitants a plus que triplé.
La vie se terminant pour chacun de la même façon, le petit
cimetière communal, situé ville haute, accueille les dépouilles des
défunts carolos. La ville s'étant considérablement développée et étendue, le cimetière se
retrouve directement aux portes de la ville, et même presqu'au centre ville suite à la création des nouveaux boulevards. Sa taille ne coïncide plus
avec l'explosion démographie que la ville a connu. Il est ainsi décidé,
dans la seconde moitié du XIXième siècle, d'édifier un nouveau
cimetière communal. Après moultes débats animés au sein du conseil
communal, décision est prise d'ériger le nouveau cimetière à
Charleroi Nord, à la limite avec Lodelinsart. Les plans sont confiés à l'architecte Pivont. Conçu selon les canons du XIXième, calquant le modèle du monde des vivants pour établir le lieu de dernière demeure des défunts, le nouveau cimetière, s'articulant autour d'une croix en forme de X, réserve ses larges allées bordées de marronniers aux défunts les plus aisés de la ville, aux notables, aux riches industriels, aux membres du conseil des bourgmestres et échevins. Quelques monuments ponctuent les allées, desquelles partent des chemins plus humbles, vers les sépultures des défunts aux origines plus modestes. Pensé et dessiné en pleine période Art Nouveau, le cimetière acceuille de nombreuses sépultures dessinées en fonction des canons artistiques de l'époque. Au fil des
années, les sépultures les plus anciennes ont fait place à des plus
récentes. Le cimetière offre cependant toujours aujourd'hui un large aperçu de l'art funéraire,
de la moitié du XIXième siècle à nos jours.
Y reposent, notamment :
Né en 1881 à Montigny-le-Tilleul, Jules Hiernaux fut notamment l'un des fondateurs de l'Université du Travail, et il en deviendra l'un des directeurs.
Tirou est généralement considéré comme le bourgmestre bâtisseur de Charleroi. Né en 1876 à Jumet, ses différents mandats politiques à Charleroi modifièrent totalement la Ville. C'est sous son implusion que la Ville se dote d'un nouvel Hôtel de Ville, d'un bassin de natation à la Broucheterre, d'un conservatoire de musique, d'un Palais des Expos et d'un autre des Beaux-Arts. Et la liste de ses réalisations est encore longue... Lorsqu'il décède en 1952, Charleroi perd l'un -si pas le- plus grand de ses bourgmestres.
Pierre Harmignie fut notamment le doyen de Charleroi entre les années 1938 et 1944. Son nom reste inscrit dans l'histoire de la Ville parce qu'il en fut le doyen, mais également parce que, de par sa notoriété et sa situation, il fut l'un des martyrs de ce que l'on appellera "la tuerie de Courcelles", sauvagement abattu de deux balles dans la nuque la nuit du 18 août 1944, avec dix-huit autres notoriétés de la région. Le monument édifié sur sa sépulture, ainsi que la transformation de l'église Saint-Christophe en basilique, sont deux des monuments à la mémoire de Pierre Harmignie et des victimes de la tuerie de Courcelles.
Gustave Nalinne est né à Liège en 1795. La petite ville de Charleroi alors au début de son essor, de nombreuses familles déménagent vers la cité sambrienne afin de s'y établir. La famille Nalinne fait également partie des arrivants. Avocat de formation, Gustave Nalinne est également actif dans la vie politique. Il se bat lors de la Révolution Belge, et devient député au Congrès National de 1830. Il est également échevin de Charleroi de 1830 à 1834, et devient le deuxième bourgmestre de Charleroi, ville de Belgique, de 1834 à 1851. Il est généralement reconnu comme étant le premier bourgmestre bâtisseur de Charleroi, en amorçant le développement de la Ville qui, à l'époque, prennait de plus en plus d'importance et se positionnait comme centre régional d'une région industrielle en développement. Enterré dans l'ancien cimetière de Charleroi, sa dépouille fut transférée dans le nouveau cimetière de Charleroi-Nord.
Emile Buisset est né à Charleroi en 1866. Docteur en droit, il devient en 1903 échevin des finances de Charleroi, et bourgmestre à partir de 1922. Il siège également à la Chambre de 1904 à 1925, année de sa mort.
Octave Pinkers est né à Dison en 1899. Commerçant actif de Charleroi, il est élu conseiller communal en 1932. Six années plus tard, il devient échevin des Travaux Publics, en pleine période de modernisation et de transformation de Charleroi sous l'impulsion du bourgmestre Joseph Tirou. Et lorsque ce dernier ne peut gérer les affaires de la Ville suite à des problèmes de santé, c'est Pinkers qui s'illustre, en montrant ses compétences en la matière. Il devient bourgmestre en 1953 et s'active à continuer les grands projets de Tirou afin de faire de Charleroi une métropole prospère et de conforter la cité sambrienne en tant que centre économique. Il décède en 1966.
Vital Françoisse est né le 23 avril 1875 à Aulnois.
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