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Le cimetière de Charleroi-Nord

 

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En 1850, Charleroi compte 8.000 habitants. La ville est petite, toujours enclavée dans ses fortifications. Petit-à-petit, la ville perd sa fonction militaire et s'affirme comme étant le centre économique de la région. La ville est prospère ; de nouveaux habitants, ouvriers et notables, viennent s'installer à Charleroi. En 1875, la ville a presque doublé sa population par rapport au nombre d'habitants totalisé 25 années plus tôt. Le démantèlement récent des fortifications augmente la capacité de développement de la ville. Des dizaines d'hectares sont libérés, sur lesquels se construisent rapidement de nouveaux édifices, habitations et commerces. A la veille du XXième siècle, plus de 26.000 carolorégiens vivent dans la cité. En cinquante ans seulement, le nombre d'habitants a plus que triplé.

Le cimetière, à une dizaine de minutes à pied du centre-ville

La vie se terminant pour chacun de la même façon, le petit cimetière communal, situé Ville-Haute, accueille les dépouilles des défunts carolos. La ville s'étant considérablement étendue, le cimetière se retrouve aux portes de la ville, en bordure des nouveaux boulevards ; sa taille ne va pas permettre d'accueillir les futurs défunts carolorégiens. Il est ainsi décidé, dans la seconde moitié du XIXième siècle, d'édifier un nouveau cimetière communal. Après plusieurs débats animés au sein du conseil communal, décision est prise d'ériger un nouveau cimetière à Charleroi-Nord, à la limite avec Lodelinsart. Les plans sont confiés à l'architecte Pivont.

Le nouveau cimetière est inauguré le 1er juin 1895, sous le mandat de Jules Audent. L'ancien cimetière, situé sur l'emplacement de l'actuel Stade du Pays de Charleroi, est désaffecté vers 1910. Il reste en l'état durant une période tampon, transformé temporairement en un "Parc du repos", période pendant laquelle les inhumations n'y sont plus pratiquées. Certaines sépultures de notables, comptant parmi les plus anciennes, sont déplacées vers le nouveau cimetière. En 1911, l'ancien cimetière est annexé à l'Exposition de Charleroi, et accueille les jardins de l'Exposition.

En 1925, l'ancien cimetière est rasé, faisant place à un hall des expositions, qui disparut à son tour afin de permettre à la Maternité Reine Astrid d'être érigée. Elle disparut du paysage carolorégien en 1990, au grand regret de la majorité des concitoyens.

Conçu selon les canons du XIXième, calquant le modèle du monde des vivants pour établir celui de la dernière demeure des défunts, le nouveau cimetière, s'articulant autour d'une croix en forme de X, réserve ses larges allées bordées de marronniers aux défunts les plus aisés de la ville, aux notables, aux riches industriels, aux membres du conseil des bourgmestres et échevins. Quelques monuments ponctuent les allées, desquelles partent des chemins plus humbles, vers les sépultures des défunts aux origines plus modestes.

Pensé et dessiné en pleine période Art Nouveau, le cimetière accueille de nombreuses sépultures dessinées en fonction des canons artistiques de l'époque. Au fil des années, les sépultures les plus anciennes ont en partie fait place à des plus récentes. Le cimetière offre aujourd'hui un large aperçu de l'art funéraire, de la moitié du XIXième siècle à nos jours. De grands noms de la région y reposent, notamment :

  • 1 - Paul et Léon Coton, respectivement médecin et architecte
  • 2 - Jules Hiernaux, ministre et directeur de l'Université du Travail
  • 3 - Joseph Tirou, bourgmestre de Charleroi
  • 4 - Xavier Bufquin des Essarts, journaliste
  • 5 - Pierre Harmignie, chanoine de Charleroi
  • 6 - Louis Lambert, industriel verrier
  • 7 - Gustave Nalinne, bourgmestre et député de Charleroi
  • 8 - Emile Buisset, bourgmestre de Charleroi
  • 9 - André Van Cauwenberghe, ministre, sénateur et 1er échevin de Charleroi
  • 10 - Edouard Falony, député et échevin de Charleroi
  • 11 - Léon Henvaux, conseiller provincial du Hainaut et échevin de Charleroi
  • 12 - Octave Pinkers, bourgmestre de Charleroi
  • 13 - Vital Françoisse, ingénieur et directeur des ACEC
  • 14 - Pierre Mayence, philantrope et président de l'ancien Bureau de Bienfaisance
  • 15 - Arthur Pater, député et directeur de La Gazette de Charleroi
  • 16 - Edouard de Dorlodot, maître de verreries
  • 17 - Zoé Drion, philanthrope
  • 18 - Jules Audent, bourgmestre de Charleroi
  • 19 - Elie Delferrière, échevin de Charleroi

 

Cimetière de Charleroi-Nord
Rue du Presbytère, 52
6000 Charleroi
Métro Samaritaine / Waterloo

 

Sépulture de Paul et de Léon Coton

Sépulture de Paul et Léon Coton

Paul Coton est né à Charleroi le 5 juillet 1899 ; son frère Léon est né le 9 décembre 1900. Leur grand-père, Arthur Rosart, était entrepreneur et fut Echevin des travaux de Charleroi. Le nom des deux frères est connu dans Charleroi ; Paul exerce la profession de médecin, et Léon est un architecte remarqué, à qui Charleroi doit plusieurs constructions et transformations.

Ils périssent tous les deux dans la nuit du 18 août 1944 lors de la tuerie de Courcelles, sauvagement abattus par des rexistes, en représailles à l'assassinat de Oswald Englebin, bourgmestre de Charleroi abattu par la Résistance.

Sépulture de Jules Hiernaux

Sépulture de Jules Hiernaux

Né en 1881 à Montigny-le-Tilleul, Jules Hiernaux est notamment l'un des fondateurs de l'Université du Travail ; il en fut également directeur.

Ministre de l'Instruction Publique, il siegea également à l'Assemblée wallonne.

Sans doute en représailles d’attentats commis précédemment contre des militants rexistes, mais également en raison de ses engagements maçonniques, Jules Hiernaux est assassiné par un commando de dix hommes à son domicile de Mont-sur-Marchienne, route de Bomerée, dans la nuit du 28 au 29 juillet 1944.

Une biographie plus détaillée est disponible dans la section Biographies.

Sépulture de Joseph Tirou

Sépulture de Joseph Tirou

Tirou est généralement considéré comme le bourgmestre bâtisseur de Charleroi. Né en 1876 à Jumet, ses différents mandats politiques à Charleroi modifièrent totalement la Ville.

C'est sous son impulsion que la Ville se dote d'un nouvel Hôtel de Ville, d'un bassin de natation à la Broucheterre, d'un conservatoire de musique, d'un Palais des Expos et d'un autre des Beaux-Arts. Et la liste de ses réalisations est encore longue... Lorsqu'il décède en 1952, Charleroi perd l'un -si pas le- plus grand de ses bourgmestres. 

Une biographie plus détaillée est disponible dans la section Biographies.

Sépulture de Xavier Bufquin des Essarts

Sépulture de Xavier Bufquin des Essarts

Originaire de Paris, ancien sénateur français, il fut obligé de quitter la France. Il rejoint le Journal de Charleroi en 1848, et devient dix ans plus tard propriétaire du titre. Rapidement, le Journal prend de l’importance et se fait un nom au-delà du Pays de Charleroi. Arthur Rimbaud arrive à Charleroi le 7 octobre 1870 dans l’intention d’y travailler, mais devant son franc-parler et ses manières, Xavier Bufquin des Essarts refuse sa candidature.

Xavier Bufquin des Essarts décède en 1880 ; ses fils Jules et Georges reprirent le Journal et en continuèrent l'édition.

Sépulture de Pierre Harmignie

Sépulture de Pierre Harmignie

Pierre Harmignie fut notamment le doyen de Charleroi entre les années 1938 et 1944. Son nom reste inscrit dans l'histoire de la Ville parce qu'il en fut le doyen, mais également parce que, de par sa notoriété et sa situation, il fut l'un des martyrs de la tuerie de Courcelles, sauvagement abattu de deux balles dans la nuque la nuit du 18 août 1944, avec dix-huit autres dignitaires de la région.

Le monument édifié sur sa sépulture, ainsi que la transformation de l'église Saint-Christophe en basilique, sont deux des monuments à la mémoire de Pierre Harmignie et des victimes de la tuerie de Courcelles.

Sépulture de Gustave Nalinne

Sépulture de Gustave Nalinne

Gustave Nalinne est né à Liège en 1795. La petite ville de Charleroi est alors au début de son essor, et de nombreuses familles déménagent vers la cité sambrienne afin de s'y établir, notamment les Nalinne.

Avocat de formation, Gustave Nalinne est également actif dans la vie politique. Il se bat lors de la Révolution Belge, et devient député au Congrès National de 1830. Il est  échevin de Charleroi de 1830 à 1834, et devient le deuxième bourgmestre de Charleroi, ville de Belgique, de 1834 à 1851.

Gustave Nalinne est généralement reconnu comme étant le premier bourgmestre bâtisseur de Charleroi, en amorçant le développement de la Ville qui, à l'époque, gagnait en importance et se positionnait comme centre régional d'une région industrielle prospère.

Gustave Nalinne décède en 1851. Enterré dans l'ancien cimetière de Charleroi, sa dépouille fut transférée dans le nouveau cimetière de Charleroi-Nord.

Sépulture de Emile Buisset

Sépulture de Emile Buisset

Emile Buisset est né à Charleroi en 1866. Docteur en droit, il devient en 1903 échevin des finances de Charleroi, et bourgmestre à partir de 1922.

Militant wallon, il est notamment l'auteur d'un projet de séparation administrative présenté en 1912 lors du Congrès wallon. Il siège à l'Assemblée wallonne et défend une autonomie wallonne plus grande.

Emile Buisset siège également à la Chambre de 1904 à 1925, année de sa mort.

Sépulture de Octave Pinkers

Sépulture de Octave Pinkers

Octave Pinkers est né à Dison en 1899.

Commerçant actif de Charleroi, il est élu conseiller communal en 1932. Six années plus tard, il devient échevin des Travaux Publics, en pleine période de modernisation et de transformation de Charleroi sous l'impulsion du bourgmestre Joseph Tirou. Et lorsque ce dernier ne peut gérer les affaires de la Ville suite à des problèmes de santé, c'est Pinkers qui s'illustre, en montrant ses compétences en la matière.

Il devient bourgmestre en 1953 et s'active à continuer les grands projets de Tirou afin de faire de Charleroi une métropole prospère et de conforter la cité en tant que centre économique.

Il décède en 1966.

Sépulture de Vital Françoisse

Sépulture de Vital Françoisse

Vital Françoisse est né le 23 avril 1875 à Aulnois.

La Société Anonyme Electricité et Hydraulique est fondée à Marcinelle, par Julien Dulait, le 29 juillet 1886. Vital Françoisse, jeune diplômé ingénieur de l’école des Mines de Mons, rejoint les usines de cette société en 1895. Quelques années plus tard, en 1904, « Electricité et Hydraulique » intègre une nouvelle structure industrielle : les Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi (ACEC). Vital Françoisse en devient le premier directeur. Rapidement, la renommée des ACEC fait la fierté de la région de Charleroi, et ce aux quatre coins du monde, pendant plusieurs dizaines d’années.

Vital Françoisse décède sans avoir atteint la cinquantaine ; il meurt à Charleroi le 22 juillet 1924.

Une biographie plus détaillée est disponible dans la section Biographies.

Sépulture de Pierre Mayence

Sépulture de Pierre Mayence

Pierre Mayence était un notable de Charleroi. Il y est né en 1779 et y décéde en 1867.

Son nom reste étroitement lié à la deuxième chapelle de Notre-Dame au Rempart, à Charleroi, située rue de la Chapelle, et actuelle Eglise de la Dormition. Ses dons permirent la reconstruction de l’édifice et l'embellissement du bâtiment.

Il fut également président du Bureau de Bienfaisance de Charleroi, à qui il légua après sa mort sa fortune personnelle. Un boulevard porte son nom depuis 1898 dans la partie est du centre-ville.

Une biographie plus détaillée est disponible dans la section Biographies.

Sépulture de Zoé Drion

Sépulture de Zoé Drion

Zoé Drion descend de la grande famille carolorégienne des Drion.

Epouse de l'avocat Louis Flament, elle décède en 1898 sans descendance en vie. Elle souhaitait léguer la totalité de sa fortune au Bureau de Bienfaisance de Charleroi après sa mort, mais ses héritiers contestèrent les différents testaments et arrivèrent à limiter la somme versée au Bureau de Bienfaisance.

Un boulevard porte son nom dans le nord de Charleroi.

Une biographie plus détaillée est disponible.




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Roland Browet



Wed June 26, 2013
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Me "promenant" sur votre site, il est possible d'apprendre pas mal de chose. Par contre,je recherchais trace du Cimetière des Protestants (le courant religieux). J'y ai été enfant mais c'était déjà difficile d'accès. Je sais qu'il se trouve vers le haut de la rue Pastur qui prolonge vers la droite le rue de l'Industrie à Jumet (où se trouvait les transports Wagner). Malheureusement, les seules archives que j'en ai sont dans ma mémoire et à mon avis, s'il n'est pas disparu, il doit être maintenant encerclé de propriétés privées ... Si je retrouve trace plus précise, je vous informe ...
Cordialement,
Roland

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