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Charleroi, Pays (toujours) Noir ?

 

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La révolution industrielle du XIXième siècle modifie l’aspect de la région de Charleroi. Jusqu’alors pays verdoyant, la région se transforme en quelques décennies seulement en un pôle industriel prospère, marquant considérablement le paysage. Les ateliers et les petites installations industrielles vont faire place à de grands ensembles d’usines. La houille se trouve en profusion dans le sous-sol de Charleroi, énergie de base. Les petites exploitations minières font place à de grandes sociétés organisées, des hauts-fourneaux s’ouvrent, des verreries se développent et s’industrialisent. La population jusqu’alors occupée dans des ateliers ou dans des travaux d’agriculture travaille désormais dans des usines. Des quartiers entiers sont érigés pour fournir des logements aux travailleurs venus de toute la Wallonie, la Flandre et la France notamment. En un siècle, la région jadis verte s’urbanise de manière anarchique. A proximité immédiate du centre des anciens villages se situent des usines gigantesques, écrasantes. La perspective n’est en grande partie qu’une succession d’habitations, d’usines et ateliers divers, de corons, de terrils.

L'arboretum du Château de Monceau

Le terme « Pays Noir » apparait au XIXième siècle pour qualifier Charleroi et sa région. Il marque d’un côté la labeur de la population, la tristesse de certains lieux, la crasse, et la poussière des usines qui envahissait chaque quartier. De l’autre côté, il marque la vivacité de l’économie, la richesse des industries, la couleur des terrils qui grossissent un peu partout, conséquence de la houille extraite des galeries de mines.

Mais au fil du temps, la situation change. Des usines se modernisent, de nombreuses installations lourdes ferment leurs portes. Des friches industrielles disparaissent et font place à de nouvelles zones économiques. Les terrils se végétalisent et se transforment en poumons verts. L’ancien Pays Noir fait place à un véritable Pays Vert, malgré les clichés qui collent encore à la peau de Charleroi…

Au début du XXIème siècle, plus de 5 pourcents du territoire de Charleroi est occupé par des terrils ; ceux-ci sont aujourd’hui de véritables biotopes à part entière.

Les terrils présentent généralement un micro climat bien différent du climat naturel de la région et offrent ainsi refuge à des espèces tant animales que végétales rares en Belgique. Les terrils du Martinet à Roux, anciennes propriétés des Charbonnages de Monceau-Fontaine, se composent de deux dômes et occupent un espace de 38 hectares. Dans les années 1950, les terrils du Martinet ont été boisés par les habitants du quartier, aidés de l'architecte-paysagiste Capart ; actuellement plus de 250 espèces végétales et plus de 50 espèces d'oiseaux y ont été recensés.

Le terril des Piges, actuelle propriété de la Ville de Charleroi, est un véritable tampon entre le centre-ville et la zone industrielle. Lors de la construction du métro vers Dampremy et Fontaine-L’Evêque fin des années 1970, le quartier s’est fortement mobilisé afin de défendre le monticule, un temps menacé. Son ascension permet de découvrir le tissu urbain carolorégien. Ses 16 hectares présentent une partie boisée et une partie couverte de strates herbacées.

Terril des Hiercheuses

D'autres terrils trouvent d’autres affectations. A Trazegnies, des vignes y sont cultivées ; à Marcinelle, le terril des Hiercheuses sert de manière régulière à des pique-niques urbains, et le terril du Bois du Cazier est aménagé afin de faciliter son ascension.

A côté des terrils, la ville héberge deux arboretums, à Jumet (Parc de la Serna) et Monceau-sur-Sambre (Parc du Château de Monceau). Le premier offre un parcourt comprenant une trentaine de haltes au sein d’un parc de 16 hectares conservé dans un état semi-naturel. Le second est situé dans le parc du Château de Monceau ; il offre un parcourt d’une trentaine de stations également au cœur d’un domaine de 67 hectares. De nombreux autres parcs parsèment les différents quartiers de la ville, créés à l’initiative des autorités, ou anciennes propriétés de riches industriels devenues propriétés de la ville de Charleroi, comme le Parc Bivort à Jumet, le Parc Misonne à Gilly, ou le Parc Hembise à Roux. Ces domaines hébergent généralement de nombreux arbres remarquables et parfois plus que centenaires.

Le maillage vert de Charleroi, c’est également c’est chemins de Ravel le long de la Sambre, du canal de Bruxelles ou en remplacement d’anciennes lignes ferrées. C’est également les quelques exploitations agricoles toujours en activité ; c’est aussi les milliers de jardins privés, les cimetières, rues et boulevards arborés. A quelques kilomètres seulement du centre-ville, la Vallée de la Sambre offre ses campagnes verdoyantes et vastes étendues boisées.

La meilleure façon de se rendre compte de la richesse naturelle de la région est de grimper jusqu’au sommet d’un terril. Les étendues vertes sont plus que nombreuses, et mettent à mal les anciens clichés encore trop souvent véhiculés…




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